NOUVELLES DU MONDE - Paroles obliques (2/2)
A Montréal, un commis téléphonait à la femme du boulanger.
LE PATRON ENFOURNE ET FAIT CUIRE SON EMPLOYE ENDUIT DE MINIUM
(De notre envoyé spécial permanent Marcel Moreau)
MONTREAL, 16 mars (par câble)
Un Canadien français, M. Edouard Roy, commis boulanger, a subi les tortures du feu, parce qu’il était accusé par son patron d’avoir des relations téléphoniques trop intimes avec la femme du boulanger.
Cinq hommes, dont quatre ont déjà été arrêtés par la police, ont attiré Edouard Roy dans le fond de la boulangerie et sous la conduite du patron, l’ont enduit de minium, enfourné comme un pain, ont allumé le four électrique chauffé par 15 lampes de 150 watts chacune et laissé ainsi cuire pendant 10 minutes. Edouard, qui s’est sorti de cette fâcheuse situation sans trop de mal, a déclaré à la police: “C’est parce que’il était persuadé que je téléphonais à sa femme que mon patron m’a ainsi torturé”.
LE PÊCHEUR RETROUVE SON RÂTELIER DANS LE VENTRE D’UN POISSON
Newport (Arkansas), 19 octobre.
Une semaine après avoir “perdu en mer” son râtelier alors qu’il hâlait ses filets, un pêcheur, James Brice, a annulé la commande qu’il avait passée pour son nouveau râtelier…
UNE FILLETTE, LA LANGUE GELEE CONTRE LE PARAPET D’UN PONT, EST LIBEREE GRACE A UN MASSAGE AU WHISKY
Peterborough (Canada), 25 décembre.
Une fillette de 12 ans eut soudain, hier, la langue collée sur le parapet en fer d’un pont qu’elle était en train de lécher.
On essaya de la libérer en versant de l’eau, mais on ne réussit qu’à geler d’avantage encore sa langue. Puis quelqu’un ayant sorti de sa poche un imposant canif, la fillette se mit à pousser des cris terrifiés.
Mais un autre spectateur de l’incident arriva avec une bouteille de whiqky. Il en versa une bonne portion dans les mains d’un policeman et, après un léger massage, la langue de l’imprudente fut enfin libérée.
(A.P.)
GRAND-GUIGNOL DANS LES ABRUZZES (ITALIE)
Un crâne dansait dans l’allée d’un cimetière sur fond sonore de tonnerre et de vent. Le gardien rendu fou par l’épouvante est à l’hôpital.
(Avezzano (Italie), 21 avril
Le concierge du cimetière de Pescina, dans les Abruzzes, M. Tito Capo, faisait hier un tour d’inspection dans son domaine.Il pleuvait abondamment, le tonnerre grondait et les éclairs jetaient d’inquiétantes lueurs dans les allées d’ifs et de cyprès. M. Capo n’en poursuivait pas moins son chemin lorsque, soudain, il s’arrêta paralysé de crainte et de stupeur: à quelques mèters, un crâne humain, animé de soubresauts, avançait rapidement sur lui. M. Capo poussa un cri d’effroi et s’évanouit. Le jardinier du cimetière, Mateo Cellitto, entendant ce cri, n’hésita pas à quitter la cabane où il travaillait pour se précipiter au secours de son collègue.
Le spectacle qui s’offrit à ses yeux lui glaça le sang dans les veines: Capo gisait sans vie sur le chemin et un crâne dansait diaboliquement autour de lui. Cellitto surmontant son émotion se lança à la poursuite du crâne qui, poursuivant sa danse macabre, ropula dans un fossé où il s’immobilisa tandis.. qu’un gros rat s’en échappait.
Cellitto revint alors près de Capo qu’il ranima, et auquel il tenta d’expliquer les raisons de sa frayeur. Mais Capo tenait des propos incohérents et tous les efforts de son collègue restèrent vains. On dut le conduire à l’hôpital psychiatrique d’Aquilo où l’on espère qu’il ne tardera pas à reprendre ses esprits.
(A.F.P.)
SA FEMME L’EMBRASSE: IL EST MUET DEPUIS
ENNA (Sicile), 12 août
Sa femme l’a embrassé avec une telle passion que Filippo Prato en est resté muet.
Il s’est présenté hier à l’hôpital de la localité, la langue en sang.
Par gestes et par écrit, il a expliqué que sa femme avait voulu lui donner “un baiser de cinéma”. Elle y mit tant de fougue qu’elle lui coupa un bout de la langue.
Les médecins ont affirmé que Filippo pourrait parler de nouveau, mais avec une certaine difficulté.
(A.P.)
Articles réunis par Henri Gougaud, publiés dans la revue DIRE.